Coulisses

ma vie, mes délires et le reste...

28 mars 2007

Ah coucou - au revoir !

Je passe vous saluer en ce jour ensoleillé.

J'ai peu de temps à vous consacrer et je le regrette, juste celui de vous lire rapidement, pas assez pour écrire les aventures mouvementées d'une vie morne et incroyable d'un jeune prof idéaliste noyant sa solitude dans un marasme théâtral et de théâtreux ou se saoulant actuellement de lectures indigestes de grands penseurs éducatifs et pédagogues au lieu de remplir consciencieusement les lignes du blog indispensable car inutile que vous êtes en train de lire au lieu de faire votre vaisselle, surveiller la cuisson d'une soupe qui commence à coller au métal hideux de la casserole, corriger vos copies, ou commettre votre travail d'époux prétextant une recherche capitale quelconque par l'intermédiaire d'internet.

Donc, je vous embrasse tendrement toutes et tous, mais surtout toutes, espérant vite vous retrouver avec cette fois un billet intéressant et écrit presque en français, ceci étant une promesse qui n'engage que ceux qui y croient.

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21 mars 2007

Une tragédie chinoise et un mariage danois...

Je ne m'étais pas installé seul dans un cinéma depuis de nombreuses semaines. J'ai profité du printemps du cinéma et des prix réduits pour filer me loger dans le confortable fauteuil rouge de ma salle obscure préférée. Et tant pis pour la prise de méninges mémorable et mémoriale.

Mon premier choix : "la cité interdite" de Zhang Yimou, réalisateur de "Hero" (l'un des plus beaux films de ces 10 dernières années) ou encore "Épouses et concubines".

Chine, Xème siècle, Dynastie Tang. De retour à la Cité interdite après une longue absence, l'Empereur découvre qu'un complot se trame au coeur même de son palais. Les dangereuses alliances et les manipulations des conspirateurs n'ont qu'un seul but : prendre le pouvoir du plus grand Empire au monde. La trahison viendra de l'intérieur : une rébellion menée par la reine elle-même.

Pour ceux qui l'auraient vue, la bande annonce ne présente pas du tout le film ! Il ne s'agit en rien d'un énième film de 'baston' à la sauce chinoise mais d'une tragédie 'shakespearienne' familiale. Dans un huis-clos flamboyant, où les murs étroits écrasent autant les acteurs que les décors et couleurs flamboyant, criants, à la limite de l'écoeurement au bout d'une heure.
La symétrie parfaite de la plupart des plans, la force des doubles discours de nombreux plans, nous amènent vers la seule destinée possible pour cette famille déchirée. La fin est inéluctable, la tragédie grecque sauce pékin est en marche.

J'ai beaucoup aimé l'amour du regard du metteur en scène pour sa comédienne star Gong Li, les images et plans somptueux de la cité interdite, la bataille finale extraordinaire, mettant de côté une histoire au final assez faible et, à mon goût, un peu trop linéaire.



Le deuxième film : "After the wedding" de Susan Bier

Jacob Petersen a voué sa vie à la construction d'un orphelinat en Inde. Mais l'établissement est menacé de fermeture. Un donateur, Jorgen, lui demande alors de rentrer au Danemark pour effectuer la transaction financière. Arrivé sur place, Jorgen l'invite au mariage de sa fille qui a lieu le lendemain. Lors de la cérémonie, Jacob comprend que sa présence n'est pas sans raison...

Encore un film parlant de la famille. Mais je ne vous en dirais pas plus, même sous la torture. Ce film est un Bijou !
J'ai adoré la façon simple de tourner, caméra à l'épaule mais pas de mouvement à la 24h chrono. Nous ne sommes pas dans un mélo hollywoodien mais bien dans un film made in Europe du nord, et ils savent faire passer les sentiments au travers de l'écran. On rit, sourit, on verse sa larme... la vie à l'écran !
Les plans sont justes, les acteurs formidables... par moment on se croit dans 'Festen', la scène du repas de mariage en est un hommage il me semble...

Alors si vous aimez l'Inde, les enfants ou pas, les sacrifices, rire, pleurer, les deux à la fois, le Danemark, les prénoms scandinaves... ou si vous n'aimez pas le mariage tout en aimant aimer... (c'est grave, on dirait une parole de chanson des années 80)... courez le voir !

Donc, à voir absolument ! Il est inscrit en haut de ma liste des films de l'année.

PS. Mais que se passe-t-il en France sur les titres des films étrangers ???
En effet pour ces deux films les titres sont étranges. Pourquoi traduire en Anglais un titre de film Danois ! Soit on le traduit en français, soit on garde le titre danois (tout à fait prononçable) : Efter Brylluppet

Et pour le film chinois, je m'interroge aussi... Le film est bien sorti en France avec un titre français (cité interdite) sauf qu'il n'est pas du tout la traduction du titre chinois : Man cheng jin dai huang jin jia
Bien sûr, comme toutes les personnes n'ayant pas beaucoup travaillé leur chinois ces dernières semaines, j'ai du mal à comprendre ce que dit ce titre, mais il ne dit pas "cité interdite". En fait l'illumination est venue à la projection du film, qui donnait le titre traduit en anglais : Curse of the Golden Flower

Le titre est totalement en rapport avec le film, beaucoup plus que le titre français, et je le trouve beaucoup plus beau. ça aurait donc du être en français : la malédiction des fleurs dorées, mais ce titre devait être moins vendeur...

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20 mars 2007

Entre EDF et témoins de machin

Le petit carton est accroché à la porte d'entrée de l'immeuble depuis la fin de la semaine dernière. L'exploité coureur d'étages de chez EDF vient faire le relevé du compteur de mon appartement, et non pas relever mon compteur comme j'entends dire souvent car mon compteur perso se porte bien, merci, et si on me le relève il me faudra un escabeau pour arriver à lire les petits chiffres qui tournent.

Il débarque à 10h33, fait sa petite affaire (rien à voir avec le billet du jour de Cléo, je vous assure) et ressort aussi vite qu'il est entré.

Ding dong à nouveau ! voila t'y pas (comme on dit chez moi) que la sonnette fantastique de mon appartement, le même son que La sonnerie du dentiste c'est dire si je suis traumatisé, retentit joyeusement rompant une deuxième fois en moins de dix minutes le silence salutaire et nécessaire pour ma concentration neuronale afin de mettre des mots sur le papier de ce put... de mémoire.

J'approche mon oeil du judas. Deux petites jeunes habillées en filles du bon dieu attendent que je leur ouvre la porte et pourquoi pas mon coeur tant qu'on y est. Pas besoin de lire le badge ou les titres sur leurs brochures, on voit tout de suite d'où elles viennent.
Le mecton d'Edf sort, dans le même instant, de l'appartement voisin. Et commence alors une de ces discussions surréalistes et qui ne servent à rien entre les temouines de machin, le musulman croyant non-pratiquant (mecton d'Edf), le catho à fond (mon voisin) et moi, athé convaincu et surtout voulant travailler dans le calme.

Ces enfoirés de sectes à la con, car c'est classé un chouilla dans les sectes quand même les témoins de machin, suivent les parcours des employés EDF et peuvent ainsi entrer dans les immeubles et sonner aux portes de pauvres citoyens étant chez eux pour se reposer ou travailler mais en aucun cas se faire harceler de la sorte par des furies du bon dieu déguisées en sexy latinos aux décolletés plongeant !

Pas de temps à perdre avec eux ce matin, j'ai du boulot moi ! je les expédie rapidement leur demandant d'aller prêcher leurs mauvaises fois avec bonne foi ailleurs.

Il faudra que j'écrive un matin un billet sur Religions-Sectes-Croyances ou Religions et Histoire pour vider mon sac et ma bile sur la question, mais je me suis promis d'avancer sérieusement dans mon travail aujourd'hui, alors à plus !

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19 mars 2007

Tout les 5 ans...

Comme mon amie Manou, (allez la lire c'est vachement bien !) je tente de faire des sauts de 5 ans pour voir ce que j'étais à l'époque, ce que j'ai pu vivre...

1977

J'ai deux ans. Je ne comprends encore pas grand chose mais je sais que c'est une année triste. En mémoire j'ai la mort de Claude François et la phrase que j'ai dite ce soir là. "Comme ça il pourra chanter à Chrystelle, elle sera moins seule."
Je n'ai pas de souvenir de ma grande soeur, je sais juste qu'elle est morte cette année là (comme disait justement Claude).
Selon mes parents, ma volonté d'indépendance commence a être bien présente. Il paraît que je me planquais sous les tilleuls pour boire mes bibs pendant que mes parents me cherchaient partout.

1982
Mes souvenirs sont liés au foot pour cette année là, et donc à mon père. Découverte du stade geoffroy guichard, avec Michel Platini et Jonny Repp, Castaneda... ce sont mes stars. C'est aussi l'année du mondial espagnol. Mon grand frère collectionne les suppléments du progrès sur cet évènement. Les matchs de l'équipe de France sont suivis par toute la famille, mais aussi par beaucoup de personnes. On sort le champagne pour les victoires.
Et puis il y a un soir de Juillet, Stade Sanchez Pizjuan du FC Séville, Demi finale entre l'Allemagne (RFA à l'époque) et la France. Je me rappelle de la folie de ce match, certainement le soir où je suis resté le plus tard debout pour voir la fin de cette tragédie. Un but partout à la mi-temps, avec un pénalty de Platini. Le match devient légende dans la deuxième mi-temps. Battiston lancé par Platini est percuté violemment par le gardien allemand Schumacher. L'arbitre ne bronche pas devant cette agression. Le joueur français sort, complètement KO et quelques dents en moins, sur une civière. Moi, je pleure.
Les prolongations vont être un mélange de joie et d'immense tristesse. Les français mène 3-1 avec deux buts somptueux de Giresse et Marius Trésor, mais se font égaliser dans les dernières minutes pour finalement perdre aux pénaltys. J'ai pleuré longtemps cette nuit là.

1987
Toujours indépendant, j'ai demandé à mes parents d'être pensionnaire. je suis en 4e au collège de la ville la plus proche. Je ne suis qu'à 7 kms de la maison familiale mais je ne rentre que le week end. les mercredis je découvre la joie de la communion homme-cheval.
Je suis croyant à l'époque. Je vais souvent à la messe, j'y crois sincérement. je ne sais plus d'où vient le désenchantement ou mon réveil d'esprit. Toujours est-il qu'aujourd'hui je crois à la création de dieu par l'homme et non l'inverse.
Du haut de la tour du château je regarde mon monde et je rêve de flotter sur les nuages et de vivre de grandes histoires épiques.
L'été je le passe à l'usine. J'aide mes parents dans leur travail et j'apprends ce qu'est la sueur et le prix d'un salaire. je n'ai pas encore l'idée de passer quelques heures à la piscine...

1992
Je suis en première, toujours au pensionnat mais cette fois en ville à sainté. Les lundi et mercredi je cours au cinéma. C'est une grande passion. Je vois tout ce qui sort sur les écrans, bons ou mauvais films. Je me fais ma culture visuelle.
Ces dernières années j'attendais avec grande impatience l'été pour aller à la piscine de strol. Les raisons n'étaient pas sportives. Je ne supporte pas l'eau ! Mais j'y ai croisé une fille à part. Ma première histoire d'amour mais aussi une lumière qui a transpercé mon coeur, qui s'y est logé à jamais. Pour elle j'ai même traduit maladroitement la chanson de B Adams, BO de Robin des bois prince des voleurs. Et dire que je n'aime pas écrire des lettres, et encore moins travailler l'anglais...

Je suis jeune et j'ai envie de tellement de choses. Je veux vivre 100 vies. Je sors, bois, ris avec mes amis. Et puis je dois faire le tri. Car certains se trouvent être de faux-amis. Il ne me reste que les vrais, ceux d'aujourd'hui. Manou, Aymeric, Mado... On en passera des soirs d'été à regarder les étoiles...
Je suis surtout devenu tonton et parrain d'une magnifique Zoé.

1997
J'ai raté mes études. Je n'ai pas eu les forces nécessaires et fut plus attiré par l'alcool et la fête que par la réalité de ma vie.
Alors je suis retourné travailler à l'usine depuis deux ans. Je décide de faire mon service militaire. En bon objecteur de conscience, je cherche des association pouvant m'accueillir 20 mois. Le syndicat d'initiative se créé à Golène et la mairie cherche quelqu'un pour s'en occuper, mais il y a aussi la mjc de Strol qui recherche une personne pour s'occuper de la régie et de l'encadrement du théâtre. Je fais le mauvais choix et part me faire exploiter à Golène. Le travail n'est pas dur, mais l'encadrement est détestable. je passe des mois horribles. Les deux seuls bénéfices que je tire de cette mésaventure sont ma prise de contact avec le 'bon' théâtre du "qu'en dira-t-on?" de St Pal, et ma volonté de reprendre ma vie, et donc mes études, en main. Je vais donc m'inscrire à la fac par correspondance.
J'ai connu aussi deux relations amoureuses qui m'ont traumatisées dans le passé. La première car c'était une erreur de casting et qu'elle m'en a fait baver, la seconde car je n'ai pas su être celui qu'il fallait. ce ne devait pas être le bon moment pour moi... C'est mon époque en G. En fait, c'est deux filles ont prénom qui commence par cette lettre. Je vais même rester 8 mois avec Gaëlle, ce qui est pour moi un exploit à l'époque. Au mois de décembre, Mado amène à une bringue que j'organise une nouvelle fille en G. Elle prendra de la place dans ma vie et je resterai plus de 6 ans avec Gladys.

2002
Je vis en coucouple. Je suis même fiancé. Ce n'est pas une relation facile et je joue, malgré moi, plus souvent le psychologue et le pacificateur familial que le compagnon. Le coup de massue n'est plus très loin. Je comprend peu à peu que je ne suis pas la personne avec qui elle s'épanouira.
J'ai changé de vie. J'ai quitté ma haute loire pour la grand ville de quenelland depuis août 2000. Je suis aide éducateur dans un lycée professionnel. Je continue mes études par correspondance et à la fin de l'année je peut fêter ma licence.
La vie va tranquille... je fais plein de projets d'avenir. Nous nous sommes installés dans un appart à paul santy. J'y suis toujours...
L'été nous partons en espagne, à la découverte de l'andalousie. Aller retour en car et ballade entre bus et pieds sur place. Les sacs à dos sont lourds (je révise donc j'ai amené mes livres d'histoire) mais le voyage est génial. J'ai un moment bien à moi à Séville. je vais voir un match amical du FC face à une équipe anglaise dans le stade mythique qui m'a tant bouleversé en 1982.

2007
Ma famille est un peu éclatée. Mon père est mort il y a déjà un an et demi, et j'ai toujours une pensée particulière pour lui quand je vais voir jouer mes verts préférés. Mon grand frère et sa famille vivent de l'autre côté de la France. Mon petit frère retape la ferme et vit son histoire d'amour pleinement. Il a trouvé sa Marie et ils vont baptiser en juillet leur Lucas. Ma mère est revenue vivre dans sa ville de jeunesse. Je suis dans mon coin, à quenelland. J'ai réussi le caplp2 et suis professeur stagiaire de lettres histoire. Je vais être titularisé en mois de juin.
J'ai la chance d'être en contact avec les personnes qui ont compté et qui comptent pour moi, les MMn de seynod, les jeunes mariés qui partent cet été pour 2 ans vivre dans les îles, et bien sûr la belle joueuse de volley de la piscine de strol qui est (re)devenue une amie très importante.

Je n'ai pas d'histoire d'amour et commence à comprendre que mon bus est passé. J'ai du raté le bon ou je me suis trompé d'arrêt. Alors j'ai arrêté d'attendre.

Je ne sais pas ce qui m'arrivera demain, mais je sais que j'ai un mémoire à finir et que je suis à la bourre.

2012
ben, je suis mort ! Mais j'ai connu 5 années extraordinaires de vie, de passions, à un rythme fou. Et si je me trompe et que je suis encore vivant, ce ne sera que du temps en plus, du bonus.

exercice marrant... mais il y a tant de chose dont je n'ai pas parlé : mes grands parents, les maladies, les découvertes et secrets familiaux... et d'autres choses très joyeuses... mais j'ai des défauts de mémoire et très peu de souvenirs...

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16 mars 2007

100e

Le centième billet de ce petit blog vous est décerné, chers lecteurs et trices, vous qui depuis plus d'une année me suivez entre les lignes de mes différents blogs. (-oui, en ces temps d'élection un peu de démagogie s'impose)

Je me sers à l'instant un verre de champagne et je vous invite à le partager avec moi.

Je vous embrasse.

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14 mars 2007

La folie est la voie qui nous lie à l'amour !

J'ai vu pousser sur mon bras des fils bleus et verts entre satins et satan, virant sur le rouge sang sans odeur ni joie sous le joug d'une lumière blonde et chaude d'un soleil en voie d'extinction. L'écume me monte au nez et de mes doigts seule la vie des autres me paraît désormais palpable. La mienne file par ces liens me projetant dans le néant d'une existence ton sur ton.


Amis, frères, camardes, compagnons, je vous invite à vous arracher, de vos dents déchirer les racines ferrant nos souliers à un sol dur et froid, sec et mort. Osons ! Risquons de nous envoler, de rêver, de vivre...


Un couple s'unit, s'aime, se porte, se promet :

On est un !

Mais toujours l'un déchire, part, pleure, ment et l'autre lui répond, cri, frappe, pleure aussi...  :

Honnête hein !

et finalement la nuit s'abat sur deux êtres meurtris, salis, usés :

On éteint !


Un parc.                            

La chaleur du soleil pleut en rayons,
Transperce les arbres aux feuilles fragiles
D'un printemps précoce.

Les enfants plongent, se baignent
Dans cette blonde et douce lumière.
Les mères rient et discutent,
Adossées aux bancs où se mélangent
Les insanités et les amours gravés.

Le regard maternelle est tendre, protecteur.
L'enfant n'a qu'à le croiser
Pour s'en remplir l'âme et le coeur.
Il encourage à la bravoure
D'une escalade, d'un saut ou d'une glissade.

Le chant des branches, la musique des oiseaux,
Les rires et joies font l'éternité de ce lieu
Qui, même déserté et enfui dans la nuit profonde qui viendra,
Résonnera toujours de la mélodie des jours heureux.

Sur ces paroles incompréhensibles pour certains, idiotes pour d'autres, mais simplement connectées à l'inconscient du matin, je vous invite à écrire machinalement aujourd'hui ! laissez les mots sortir tels qu'ils sont et voyons ce qu'ils ont à raconter !

Bon printemps des poètes à TOUS !

Posté par Nibordesbois à 11:45 - Ecritures et Lectures - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mars 2007

ILS reviennent !

M'étant isolé du monde pendant de nombreuses semaines, je profite d'un soleil éclatant pour remettre le nez à la fenêtre.

Dans un passé, pas si lointain mais quand même, j'avais pour spécialité de récolter les petites rencontres de la vie, les moments de folie que m'offre la ville. Mais ils semblaient s'être séparés de moi pour toujours, et je ne retrouvais plus ces instants de grâce.

Après en avoir provoqué quelques uns, avec plus ou moins de bonheur et de naturel, voila qu'enfin les "fous" (je parle des moments et pas des gens) reviennent vers moi.

Mais de quoi parle-t-il ?
Voici un exemple :

Semaine passée, je sors de mon appart haut perché prenant la direction de l'arrêt de bus le plus proche. Rien d'extraordinaire !

En débarquant sur le trottoir, une personne derrière moi attire mon regard. Une femme, sans âge facilement déterminable, marche d'un pas rapide. Faisant pas plus d'un mètre cinquante de haut, elle ressemble à un esquimau. Elle a la tête enfuie dans une capuche fourrée qu'elle referme d'une main au niveau du cou. Seul un regard étrange et le bout du nez sont donc visible.

Cette vision m'amuse intérieurement. Puis rapidement je l'oublie et ouvre mon livre. Oui, pour ceux qui ne me connaisse pas de mon ancien blog, je suis un lecteur marchant ou un marcheur lecteur et non je ne prend pas de poteaux en raison de cette pratique.

Mais vu d'extérieur je peux paraître moi aussi étrange et excentrique. Est-ce la raison pour laquelle L'esquimau de quenelland m'aborde ? peut être...

Donc, perdu dans la lecture d'un auteur norvégien très intéressant dont je vous parlerai certainement un de ces quatre billets, je n'ai pas vu la femme venir à ma hauteur. Je suis sur le trottoir, les murs défilent sur ma gauche, la file de voitures stationnées sur ma droite, vient ensuite la route souvent déserte dans ce petit quartier résidentiel. La femme marche sur le bitume, calquant son allure à la mienne.

"vous êtes marié ?"

J'ai été vraiment surpris par sa question. D'abord car j'avais totalement oublié cette personne, ensuite parce que je n'ai pas pour habitude d'être abordé dans la rue par des inconnues.

- Euh... non. Je ne crois pas.
- ET ben faut pas ! Vous ne devez pas vous marriez, quoiqu'il arrive ! Vous pouvez faire l'amour à autant de femmes que vous voulez, mais ne vous marriez pas !
- ça tombe bien j'ai pas prévu de me marier ces prochains mois...

Je tente ensuite un brin d'humour mais je comprend que je ne suis pas là pour discuter mais juste pour écouter.
Je regarde cette énergumène... nous continuons à marcher et elle à parler.

- vous pouvez frapper votre femme si vous avez envie mais ne vous marriez pas !
- Euh.. on est peut être pas obligé d'en arriver là. Pour un 8 mars c'est étrange comme conseil.

Entendre ça d'une femme le jour de la journée du même genre...

- et puis le bordel c'est quand vous avez des enfants... Désolé de dire des gros mots mais là c'est le bordel ! Mois je serez vous...

là elle place un silence d'environ 50 mètres.

- ... je me stériliserai. Comme ça vous pourrez dire que vos enfants ils ne sont pas de vous et vous êtes tranquille.

Et nous arrivons aux croisements de 4 routes où ce drôle de personnage me fait une grande chorégraphie. Elle accélère, me passe devant, fait un tour complet sur elle même réfléchissant certainement sur quelle route partir puis finalement part sur la gauche. Mon arrêt de bus se trouve lui tout droit. j'envoie un bonne journée à L'esquimau mais vraissemblablement je n'existe déjà plus pour elle.

Je peux enfin rire de cette drôle de rencontre.

Posté par Nibordesbois à 11:07 - Samma Muse - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mars 2007

Nouveaux blogs

Oyé Oyé...

Voila les blogs "pédagique et classe" ont été lancés cette semaine... Je ne sais pas encore si je vais réussir à accrocher les élèves et si ils vont les fréquenter 'régulièrement'.

Forcément, lors de ma séance sur le sujet, capitale pour le bon fonctionnement de ces expérimentations, la moitiè de la classe était absente... GRRR et maintenant ils sont partis en stage, donc pas moyen de récupérer le coup.

Inch'allah donc !

Blog pédagogique

Blog de la classe de T-Com

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01 mars 2007

Bonne année (romaine) à tous !

Comme promis ! Je continue mon tour du monde, et d'histoire, des nouvels ans.

Nous sommes le premier jour de la nouvelle année romaine. Il est encore le jour des voeux en Roumanie.

Le calendrier romain avait cours lors de la République Romaine et ne survivra pas à celle-ci : en 45 av JC il sera remplacé par le calendrier Julien - créé à la demande de Jules César.
Il fonctionne en 10 mois d'une trentaine de jour, puis le reste des jours sont placés 'hors mois' dans l'attente du l'arrivée de la lune de printemps, calende de mars.

Le premier mois de l'année, Martius (mars) est synonyme de renaissance donc de nouvelle année, retour de printemps. On ne compte pas les jours d'hiver, des jours inutiles pour l'agriculture, des jours 'morts'.
Il y a encore des traces dans notre calendrier actuel de ce calendrier romain : Septembre, Octobre, novembre, décembre sont ainsi les 7e (sept), 8e (octo), 9e (nove) et Dixième (déca) mois de l'année romaine.

Calendrier romain :

  • I - Martius : 31 jours, en l'honneur du dieu Mars (mars)
  • II - Aprilis : 30 jours, en l'honneur de la déesse Aphrodite, et désignant l’ouverture de l'année, (avril)
  • III - Maius : 31 jours, en l'honneur des sénateurs romains ou maiores, (Mai)
  • IV - Iunius : 30 jours, en l'honneur de la déesse Jenon (juin)
  • V - Quintilis : 31 jours, deviendra le mois de Julius dans le calendrier Julien (Juillet en l'honneur de Jules César)
  • VI - Sextilis : 30 jours, deviendra le mois dédié à Auguste (Août) en 8 av JC selon la légende, avec le même nombre de jour que le mois de juillet (d'où le décalage de février)
  • VII - September : 30 jours, (septembre)
  • VIII - October : 31 jours, (Octobre)
  • IX - November  : 30 jours, (Novembre)
  • X - December : 30 jours. (Décembre)

lors du passage au calendrier Julien les mois de janvier et fevrier seront créés pour réunir les dates errant entre décembre et mars.

donc bonne année romaine avec plein d'orgies !!!

( quand je pense que la nouvelle année de Marc commence à la nouvelle année romaine... il a tout d'un grand consul républicain de la grande époque ;) Quelle classe ce Marc !)

Posté par Nibordesbois à 15:07 - Samma Muse - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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