04 avril 2007
The door
La porte est ouverte !
Je ne sais comment cet acte mystérieux et profond a bien pu se produire, mais la porte est ouverte.
Je ne sais pas sur quoi peut bien donner cette lourde porte. Je ne l'avais jamais vu auparavant. Elle est immense, alliant bois noir et aciers rouillés. Je me sens si petit face à elle. Je reste interdit face à elle, plus étonné qu'apeuré.
Par l'espace ouvert, entre mur et porte, un rayon lumineux se dépose sur le sol. Il provient de l'autre côté.
Que dois-je faire ? Refermer rapidement cette porte, de peur de découvrir ce qu'elle peut receler. Ou alors l'ouvrir et m'engouffrer dans cette lumière venant d'un endroit inconnu.
Je suis incapable d'avoir des pensées simples. ça s'embrouille dans ma tête, tourne dans tous les sens... Il faut pourtant que j'agisse. Mon choix est fait.
Je vais franchir la porte. Entrer dans l'inconnu, passer les frontières de mon réel. Mais mes membres sont paralysés. Il me faudra un effort incroyable pour me déloger de ma place et toucher l'immense porte qui me surplombe.
J'avance le bras. Mes muscles se crispent. Je touche le bois. Il me paraît si froid...
Je tire la porte vers moi. Elle tourne sur ses gonds d'aciers dans un rugissement infernal.
Le rayon lumineux qui plongeait sur le sol s'agrandit et vient me lécher les pieds, s'attaque ensuite à mes jambes avant d'engloutir tout mon corps.
Je suis totalement dans la lumière, elle m'inonde, m'aveugle. Je suis face à l'inconnu, face à moi même. Il va falloir passer le seuil pour savoir ce qu'il y a vraiment de l'autre côté, ce que cache la lumière éblouissante et froide comme une pluie d'hiver.
Mes pieds se mouvent, mon visage s'apprête à plonger dans l'inconnu lumineux quand...
...
... tout simplement je me retrouve face à terre, le nez dans mon plat de pâtes bios.
Je sais pourtant bien qu'il ne faut pas faire la sieste sur le canapé et que je dois privilégier l'écriture de ce put... de mémoire !
