Très intéressante question posée par un google'eur en recherche et est venu errer sur mon blog.

je ne vais pas y répondre avec Vérité, je n'aurai pas cette prétention, mais je vais tenter d'ouvrir le débat en posant mon avis, mes observations et mes réflexions.

Selon les pièces, le spectateur a un rôle qui évolue. Mais il a toujours un Rôle !

Il n'existe pas de spectateur "anonyme", à la différence du spectateur de cinéma ou de télévision.

En effet, quelque soit la réception du spectacle par un individu devant un écran, qu'il soit petit ou grand, il n'y a pas d'interférence avec l'action, la scène dans tout les sens de ce terme.

Or, dans les spectacles vivants, théâtre, danse, musique..., le spectateur a un rôle, une importance, que ce soit à titre individuel ou en groupe public.

L'interaction agit toujours entre plateau et salle. Suivant la "réception" du spectacle par le spectateur, le public, l'action sur scène est différente, adaptée. On parle toujours de communion entre acteurs et public, de rencontre. Je pense que toutes personnes ayant déjà pu frôler les planches peuvent témoigner de la spécificité de tel soir car tel public, d'avoir été poussé dans un sens de l'histoire par la participation implicite du public...

Dans d'autres types de théâtre, un peu moins classique, pas du "je te montre ce que j'ai travaillé pour toi public donc tu le reçois", il existe des voies d'interaction entre public et théâtre.

Soit par une mise en scène plus "intrusive", où l'on place le public au coeur du spectacle. c'est le cas de certaines scènes de "musée haut musée bas", visible au mois de mai à Ecully, où les comédiens jouent au milieu du public,la barrière entre acteur et spectateur en ressort fragilisé à la plus grande joie de tous.

Les one-man-show sont un exemples classiques de cette opération d'intrusion du spectateur dans le spectacle. Je me rappelle le spectacle de Jamel où au final le spectacle était autant dans la salle que sur la scène.

De plus, il existe des théâtres qui cassent les codes du spectateurs et du comédiens.

Le théâtre forum, le théâtre de l'opprimé de Boald sont dans ce registre là. Le public devient actif, et non plus un passif ou actif occasionnel. il agit directement dans l'histoire, il y est intégré et elle ne peut pas évoluer sans lui.

Exemple dans un théâtre forum vu il y a 4 ans à Villeurbanne. Les comédiens sur scène présentent un moment de vie quotidien qui va tourner à la violence. Le public, ici des jeunes de lycée professionnel, subit la première version de l'histoire puis agit dans la seconde. Il stoppe l'histoire à tout moment, monte sur scène pour proposer une autre façon de continuer l'histoire, pour qu'elle ne finisse pas en violence pur. Ce théâtre a bien sûr un but éducatif ou dennonciatif.

Ce type de théâtre se rencontre très souvent dans la rue. les artistes de rue savent jouer avec leur public, intégrer le comédien dans l'action, dans l'histoire.

Il me faudrait plus de temps et d'application pour poser au mieux mes réflexions sur le sujet. je laisse pour l'instant le billet avec ses imperfections, mais je compte bien passer ici pour le compléter, l'améliorer...