30 novembre 2007
Que faisais-tu de tes quinze ans ???
Un bel âge, non ?
15 ans et les copains, la piscine, les bêtises... Et toi, que faisais-tu de tes quinze ans ?
Faudra que je demande à une certaine miss ce qu'elle fait de ses quinze ans, c'est demain !
ça va pas la tête !
hier soir j'entamai, avec une joie non dissimulée, ma quinzaine "conseil de classe". Arrivant dans la boitasse, je ne connaissai pas encore le mode de fonctionnement de cette gentille réunion de fin de trimestre. En 8 ans j'ai tout connu ! Les conseils interminables où la prof d'anglais raconte sa recette de pudding, les vite-bâclées où on n'a le droit de ne dire que trois mots par élève, les houleux avec des parents pas très représentatifs de ce que doit être un adulte en société, les réglements de compte entre profs et autorités de toutes sortes, les "mal préparés", les "super bien préparés", les "je passe dix minutes par élèves en début de liste et m'apercevant de l'heure on parle rapidement des 15 autres"...
Mais là, j'avoue, les conseils made in ste maman de "rhésus" battent des records. Le principe est très bon, très pédagogique ! Les professeurs reçoivent chaque élève pour aborder son cas et établir un dialogue constructif. ben le souci, c'est quand vous avez une classe de 32, la réunion semble ne jamais finir.
Celle d'hier a ainsi débuté à 16h30 et ne s'est finie que 4 heures plus tard...
Le gros souci, c'est que je n'étais pas du tout au courant de cette méthode... je me suis donc levé ce matin à 5h pour finir de préparer mes cours d'aujourd'hui et entrer mes notes sur la babasse pour les prochains conseils... youpi :-(
Je remets ça jeudi prochain et le lundi suivant... (en plus le lundi ce sera avec les parents !) On n'est pas couché !
22 novembre 2007
En ben mon vieux...
ça ne s'arrange pas !
La fatigue se rajoute à la fatigue (je me demande bien pourquoi d'ailleurs...) et les cours s'enchaînent à une vitesse hallucinante.
Les élèves sont toujours aussi intéressant, mais toujours aussi fatigant ! Dans les réjouissances, les secondes jusque là terribles et pénibles commencent à devenir plus calmes. J'arrive peu à peu à les "attraper", en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un feu de paille.
Je commence avec eux demain une façon différente d'aborder mon cours, en utilisant de nombreux documents vidéos. C'est un essai... je verrai s'il est concluant à la fin de ma séquence, c'est à dire à la veille des vacances de décembre.
Les autres classes naviguent calmement. Les terminales sont parfois difficiles à gérer, mais si j'arme mieux mes séances je les contrôlerai plus tranquilement.
A noter les perles des ministres de cette semaine : selon un de nos chers dirigeants, les profs grâce aux heures supps pourront passer de 4000 euros de salaire à 5000 !!! Et les journalistes laissent passer une telle énormité ! Tout d'abord, un prof qui gagne 4000 euros, ça tient du fantasme... en fin de carrière un prof peut prétendre toucher 2300, pas beaucoup plus... (et c'est déjà bien), mais en plus 1000 euros d'heures supps... c'est scandaleux n'annoncer ces énormités !
Allez hop, au travail !
19 novembre 2007
Un peu d'absence et v'là que ça cause....
Il faut dire que le travail actuel et mes diverses aventures prenantes ne me permettent pas de venir relater ma vie trépidante au coeur de ce blog... mais je ne désespère pas !
J'ai plein de critiques de films géniaux à mettre en ligne et pas cinq minutes à moi pour le faire !
Que voulez-vous, je dois travailler trop...
Promis, bientôt je vous accorderez plus de temps, enfin, j'espère !
Je vous laisse, en apéritif, une charmante petite aventure : en sortant de cours la semaine passée, je croise un petit groupe d'élèves en pleine discussion et fumage de cigarettes dans l'attente hypothétique d'un tram qui ne veut pourtant pas se mettre en grève. Je leur lance une petite vanne gentillounnette et commence à faire ma morale sur "fumer c'est pas bien".
Un homme à bonnet et oreillettes regarde la scène avec un air pathibulaire mais presque. Puis, sans crier gare, ce qui reste logique vu qu'on attend le tram et pas le train, v'là t-y pas qu'il m'interpelle assez sèchement. "Hey toi là-bas!"
Je reste interloqué autant par l'intervention de cet inconnu dans ma sphère d'influence que par la banalité de sa phrase d'appel, largement écoulée et dénuée d'intérêt. Mais l'homme ne s'avoue pas vaincu et me renvoie son interjection en ajoutant cette fois un léger "vient ici !". Je lui réponds alors qu'il peut lui-même faire les quelques mètres qui nous séparent, non seulement parce que mon sac est lourd et surtout car c'est lui qui veut me causer après tout.
Mais cela ne lui suffit pas et il m'ordonne une nouvelle fois de m'approcher de sa personne pas très élégante, mais très musclé par rapport à mon sublime corps taillé dans un sandwich sncf un matin de grève. Comprenant enfin que je ne bougerai pas d'un pouce, il s'avance menaçant. Mes élèves restent alors interdit, s'interrogeant surtout face à ma réaction... certains doivent penser "trop fort si le prof se 'fight' devant nous !"
"T'as pas honte, espèce de dégueulasse" me lance-t-il alors ! Là, je suis un peu inquiet... comment me connait-il si bien ?
"Tu vois pas que c'est des gamines !"
A cette phrase, j'avoue avoir eu un temps de réaction avant de réaliser... Cette banane pensait que je faisais la sortie des classes pour des raisons bien moins nobles que les miennes (sisi, j'ai des pensées pures !)
J'ai eu beau lui expliquer que ces "filles" étaient mes "élèves", que donc j'étais prof et non pervers (quoique...)
Comprenant son erreur, l'homme grommela quelques excuses et partit se cacher derrière une statue. Mes élèves ont bien ri et je les ai enguirlander un peu, ben à cause d'eux je me taille une sale réput dans mon quartier !!!
07 novembre 2007
Driving with my wife's lover
Un titre difficilement prononçable avec mon accent minable pour un film coréen réjouissant, drôle et pétillant.
Un homme, dont le métier de graveur de sceau semble passionnant, monte dans le taxi de l'amant de sa femme pour mieux le "connaitre".
Entre envie de vengeance, comparaison et humour noir, cette comédie aux images poétiques est un condensé de tout ce que j'aime dans le cinéma coréen : le ton est différent, décalé, loufoque mais vise au plus juste. Les dialogues sont suffisants et décapants. Le regard et le jeu des acteurs ont toute leur place.
On ne sait pas dans quoi on entre, une sorte d'ovni, on ne comprend pas tout mais on sait qu'on est bien installé...
ET en ressortant, la petite musique vous accompagne et de nombreuses images ou scènes restent en mémoire...
Il n'y a plus qu'à espérer que ce bijou sorte en France, et si jamais c'est le cas, courrez-y de ma part !!!

