Coulisses

ma vie, mes délires et le reste...

27 juin 2007

A la porte

Qu'il est bon de voir du théâtre de cette qualité...

15373

A la porte est une pièce de Vincent Delecroix.
Le texte est fort, puissant, simple et précis. Il nous entraîne à la suite d'un ancien prof de philo, réputé et irascible, merveilleusement interprété par Michel Aumont (avec un Molière à la clé amplement mérité).
Ce prof se retrouve un dimanche après midi à la porte de chez lui et va nous emporter dans ses errances morales et sociales au coeur de Paris et de sa vie.

Accessible à tous, si rare dans cette époque d'élitisme mondain, l'auteur manie une langue belle et riche et avec humour il nous parle de nous et de ce qui nous entoure, tout en abordant une réflexion philosophique de la vie...

Ok, je n'en parle pas très bien et pourtant c'est génial ! On rit, réfléchit et ressort un peu moins con.
La pièce m'a enthousiasmé, mais m'a aussi donné envie de lire, lire le texte (que je commande de suite) et de me replonger dans les livres de philo.

La mise en scène de Marcel Bluwal est simple mais efficace. Pas de décor inutile. Juste le texte et une mise en scène belle et intelligente... c'est si rare !
En fait, pour une fois, l'affiche ressemble à la pièce : simple et puissante !

Bravo. L'alchimie est réussie et j'ai pris un plaisir immense...

A la porte

Posté par Nibordesbois à 13:58 - Théâtre - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 juin 2007

Merci et bravo !

Cette année, j'ai eu le plaisir d'encadrer et d'animer deux ateliers de théâtre à Ecully.
Hier soir, les ateliers présentaient leurs travaux devant une salle comble.

La magie du théâtre a opéré. Ils ont été bons, marrants, émouvants et surtout ils ont pris plaisir sur scène, et ont donné du plaisir dans la salle. Bien sûr, tout n'a pas été parfait, il y a eu des hésitations, des trous, des erreurs... mais c'était un spectacle d'atelier dont la plupart des jeunes, et moins jeunes, montaient pour la première fois sur scène.

Moi en tout cas, j'ai été très fier d'eux, du travail fait dans l'année comme du rendu hier, et aussi qu'ils soient allé au bout de leurs envies, de leurs idées. Ils ont su rattrapé les erreurs (le mélange de amour or not m'a fait marré) et ont su donner le meilleur d'eux.

Alors bravo à eux ! Et merci pour cette superbe année...
les ateliers cette année c'était 16 jeunes ados et 9 adultes...
Leur programme : programme_atel

Posté par Nibordesbois à 19:11 - Théâtre - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 avril 2007

Quel rôle joue le spectateur au théâtre ?

Très intéressante question posée par un google'eur en recherche et est venu errer sur mon blog.

je ne vais pas y répondre avec Vérité, je n'aurai pas cette prétention, mais je vais tenter d'ouvrir le débat en posant mon avis, mes observations et mes réflexions.

Selon les pièces, le spectateur a un rôle qui évolue. Mais il a toujours un Rôle !

Il n'existe pas de spectateur "anonyme", à la différence du spectateur de cinéma ou de télévision.

En effet, quelque soit la réception du spectacle par un individu devant un écran, qu'il soit petit ou grand, il n'y a pas d'interférence avec l'action, la scène dans tout les sens de ce terme.

Or, dans les spectacles vivants, théâtre, danse, musique..., le spectateur a un rôle, une importance, que ce soit à titre individuel ou en groupe public.

L'interaction agit toujours entre plateau et salle. Suivant la "réception" du spectacle par le spectateur, le public, l'action sur scène est différente, adaptée. On parle toujours de communion entre acteurs et public, de rencontre. Je pense que toutes personnes ayant déjà pu frôler les planches peuvent témoigner de la spécificité de tel soir car tel public, d'avoir été poussé dans un sens de l'histoire par la participation implicite du public...

Dans d'autres types de théâtre, un peu moins classique, pas du "je te montre ce que j'ai travaillé pour toi public donc tu le reçois", il existe des voies d'interaction entre public et théâtre.

Soit par une mise en scène plus "intrusive", où l'on place le public au coeur du spectacle. c'est le cas de certaines scènes de "musée haut musée bas", visible au mois de mai à Ecully, où les comédiens jouent au milieu du public,la barrière entre acteur et spectateur en ressort fragilisé à la plus grande joie de tous.

Les one-man-show sont un exemples classiques de cette opération d'intrusion du spectateur dans le spectacle. Je me rappelle le spectacle de Jamel où au final le spectacle était autant dans la salle que sur la scène.

De plus, il existe des théâtres qui cassent les codes du spectateurs et du comédiens.

Le théâtre forum, le théâtre de l'opprimé de Boald sont dans ce registre là. Le public devient actif, et non plus un passif ou actif occasionnel. il agit directement dans l'histoire, il y est intégré et elle ne peut pas évoluer sans lui.

Exemple dans un théâtre forum vu il y a 4 ans à Villeurbanne. Les comédiens sur scène présentent un moment de vie quotidien qui va tourner à la violence. Le public, ici des jeunes de lycée professionnel, subit la première version de l'histoire puis agit dans la seconde. Il stoppe l'histoire à tout moment, monte sur scène pour proposer une autre façon de continuer l'histoire, pour qu'elle ne finisse pas en violence pur. Ce théâtre a bien sûr un but éducatif ou dennonciatif.

Ce type de théâtre se rencontre très souvent dans la rue. les artistes de rue savent jouer avec leur public, intégrer le comédien dans l'action, dans l'histoire.

Il me faudrait plus de temps et d'application pour poser au mieux mes réflexions sur le sujet. je laisse pour l'instant le billet avec ses imperfections, mais je compte bien passer ici pour le compléter, l'améliorer...

Posté par Nibordesbois à 13:14 - Théâtre - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 décembre 2006

Nous y sommes !

Ce soir c'est la première.
les dernières répétitions ont été bonnes, la générale sympathique. Tout les feux sont au vert.

Ce soir 20h30 nous entamons notre périple de 5 représentations en deux semaines à Ecully.
L'excitation est à son comble. Nous sommes tous heureux de participer à ce projet et de se retrouver maintenant depuis 4 mois 2 à 3 soirs par semaines, et tous les soirs de cette semaine, pour finaliser un spectacle qui nous semble être bon.

A vous de juger !
N'oubliez pas de réserver pour bénéficier d'une réduction.
et venez voir le site : tréteaux
Il y a des photos des répèts et bientôt les premières photos des représentations.

à bientôt.

Posté par Nibordesbois à 00:02 - Théâtre - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 décembre 2006

SOir de Générale

Une tension particulière, des ombres dans les coulisses, la montée d'angoisse et on se lance sur le plateau inondées de lumière. 1h30 à fond, sans se relâcher. Il s'agit d'une comédie, tout doit être juste au mot près, à l'intention, au centième de seconde.

Faire rire c'est une musique très précise. La respiration n'est pas mise au bon endroit, le geste est sur-joué ou forcé et c'est l'effet qui est raté. Lors d'une comédie les comédiens doivent être dans la même mouvance, la même veine, la même respiration. Une unité prête à tout exploser.

La concentration est aussi primordiale. Ce n'est pas le comédien qui fait rire mais son personnage. Hors il est très difficile de sortir de son personnage lors des moments très comiques de la pièce, et tout peut être mis à mal.

Il n'y a pas de petit rôle non plus. La comédie est exigeante et demande beaucoup de respiration commune, de travail de corps et d'unité. Très souvent ce sont les petits rôles, ou les rôles effacés, qui permettent de placer le ton comique, ironique, fou d'une pièce. Sans eux la pièce est bancale. Trop souvent on les met de côté, le spectateur ne s'intéresse qu'au "premiers" rôles. Hors, au théâtre c'est la troupe qui joue !

Donc nous voilà partit pour deux semaines de théâtre sur le fil de la comédie. J'adore !
Ce soir ce n'est "que" la générale, jeudi le public sera là... Quel bonheur...

Posté par Nibordesbois à 08:48 - Théâtre - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 décembre 2006

On joue !!!

La saison de théâtre bat son plein. et voici notre premier spectacle de la saison à Ecully, avant les dates à Lyon et dans le reste du monde ;-)

Les TréTeaux d'Ecully

 Présentent

Jacques a dit

Une comédie de Marc FAYET

Texte récompensé par un Molière en 2005

les 14, 15, 19, 20, 21 Décembre

2006 à 20h30

Maison de la rencontre

21, avenue E.Aynard 69130 Ecully 

Six amis de longue date doivent se réunir alors qu'ils s'étaient tous plus ou moins perdus de vue. La raison ?

Jacques, un ancien de la bande, leur a fait parvenir de Bombay une cassette vidéo où, paraît-il, sont divulguées de bien mystérieuses vérités les concernant.

Dernier geste d'un ami sincère ou funeste canular ?

En attendant de comprendre c'est pour chacun des personnages le moment de se retrouver, de se révéler, d'apprendre à mieux se connaître. Alors ils sont là, un peu contraints, un peu méfiants mais ils sont là.

Et puis Jacques a dit et quand Jacques a dit……….

Mise en scène : Danielle BLATH


réservations: 04 78 33 38 06/ les_treteaux@yahoo.fr

Plein tarif: 11 € Tarif réduit: 6 €

Pour les photos, venez visiter notre blog : treteauxecully.canalblog.com

Posté par Nibordesbois à 15:09 - Théâtre - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2006

Quand c'est bon, c'est bon !

Il y a 10 jours j'ai eu une excellente discussion avec une collègue de théâtre.
Nous parlions spectacles et disions à quel point il est difficile d'expliquer pourquoi on aime une pièce, alors qu'il est si simple d'argumenter sur ce qu'on a pas aimé.

A la suite de cette discussion, toute la troupe s'est remémorée, avec une émotion étrange et prenante, ses grands moments de spectateur.

J'avoue que je n'en menais pas large car mes souvenirs de pièces réussies à m'en fermer le clapet aux critiques se comptent sur les doigts d'une main de manchot. Suis-je trop exigent ? Ai-je oublié mon "métier" de spectateur, salie par le perfectionnisme du metteur en scène ? Ou simplement, je n'ai pas rencontré les bonnes pièces au bon moment ?

J'ai pris mon pied au théâtre, c'est sur, mais très rarement. Je me rappelle d'une grande mise en scène de "noce chez les petits bourgeois" suivi de "grandeur et décadence du troisième reich" de Brecht à la comédie de St Etienne qui m'avait emporté il y a déjà plus de dix ans... mais pour le reste des spectacles, mis à part les one man show qui restent à part dans ce travail artistique ne tenant que sur les qualités du comédien, j'ai aimé des spectacles mais sans en être totalement bouleversé. A chaque fois quelques détails me chiffonnaient et me faisaient sortir de la grâce du moment, soit de la mise en scène, soit du jeu des acteurs ou d'un seul...

ET puis...

Et puis, jeudi, Cléo a eu l'excellente idée de m'amener voir trois pièces inédites d'un petit auteur newyorkais. Et, lors de notre voyage retour en métro, elle s'est étonnée de me voir si silencieux. "Rien à observer, à critiquer ?"... Si, c'est sur que si on rentre dans le détail il y aurait bien ça puis ça, mais non ! Là je suis parti ailleurs, j'ai été bluffé, j'ai adoré les qualités du spectacle comme ses défauts !

Il s'agissait de trois pièces inédites de Woody Allen, rassemblées sous le titre de Adultères, dont je me ferais une joie de parler demain dans un billet qui lui sera consacré. Mais tout a été bon, et même ce qu'il ne l'était pas était agréable...

J'ai oublié que j'étais un théâtreux et je n'étais plus qu'un spectateur. Merci pour ces émotions et ces souvenirs fantastiques créés en une soirée !

Posté par Nibordesbois à 19:57 - Théâtre - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 octobre 2006

Retour de campagne

Le coin des tréteaux...

Je vous ai raconté le petit périple fort agréable dans la campagne auvergnate de notre petite troupe de théâtre.
Pour conclure ce moment très agréable, voila la retranscription de l'article paru dans le journal régional suite à notre venue :

Belle leçon de vie et de générosité.

    Eric-Emmanuel Schmitt est un auteur à succés. La présentation par les Tréteaux d'Ecully de "L'hôtel des deux mondes", samedi dernier, à la salle des fêtes de St Gervais d'Auvergne, a confirmé que sa notoriété n'était pas le fruit du hasard et que sa force créatrice était immense. Il faut dire que la troupe lyonnaise avait démontré son investissement complet dans le jeu théâtral, sa faculté d'adaptation à des conditions matérielles qui n'étaient pas forcément idéales, et sa parfaite maîtrise du sujet. Ici, l'amateurisme n'est plus guère de mise.
    Sur le fond, le thème tragique du coma était traité avec naturel, confrontant une large palette des conditions humaines. La destiné souvent imprévisible, pouvait condamner le plus humble, donner une seconde chance au "méchant", éveiller le désabusé et la jeune infirme à des sentiments les plus forts et les plus généreux, tandis que le mage s'offrait en sacrifice, déstabilisant l'harmonie de ce monde. Une tragi_comédie drôle et remuante qui appelle la confiance dans la vie : une belle soirée pour une belle leçon de vie.

Don : A l'issue du spectacle, les comédiens ont offert leur cachet à la ligue contre le cancer.

Posté par Nibordesbois à 10:28 - Théâtre - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 octobre 2006

Week end théâtro-fantastique

Ce week end, nous avons pris la route pour aller jouer "l'hôtel des deux mondes" à St Gervais d'Auvergne, petite commune de plus de 1000 habitants à une quarantaine de kilomètres de Clermont, et 3 heures de route de Lyon.

Allez hop ! Au volant du camion, rempli du décors et des lumières, direction la campagne, la vraie !

C'est déjà un plaisir de gambader vers un lieu inconnu, mais en plus avec des gens que l'on apprécie, ça le fait ! (comme disent les jeunes)

La commune est très jolie, la salle correcte, et sitôt arrivé sitôt au boulot, moi pour l'installation des lumières, les collègues pour la (re)construction des décors. Sur scène, on remarque qu'avec un escalier de fortune nous pourrions avoir une sortie supplémentaire. Un papy, faisant parti de l'organisation, ayant entendu notre requête nous assure qu'ils feront le nécessaire pour nous aider. On pensait tous qu'il reviendrait avec trois moellons et basta, mais il revint avec deux collègues menuisiers et voilà qu'ils nous construisent un magnifique escalier en bois... la classe !

Cet exemple pour vous dire que nous avons été reçu comme des rois, le véritable accueil de la campagne qui s'est perdu vers chez moi. L'association qui nous recevait nous a aussi payé à manger le soir, avec toutes les personnes de l'assoc, un repas fait maison, du cru, excellent ! Puis la nuit chez l'habitant, avec au matin un choix cornélien entre les 4 à 5 pots de confiture maison !

Pour la pièce en elle-même, ce fut un succés. Les gens ont beaucoup aimé, ils sont bien rentrés dans le style de la pièce et en sont ressortis émoussés et autres...

Pour comprendre : nous sommes allés jouer pour la Ligue contre le cancer, donc la plupart des gens dans la salle ont été touché par cette maladie de près ou de loin, quand on connaît le sujet de la pièce, on comprend vite que ce fut un moment fort pour tous, personne dans la salle ou sur scène.

Un week end magique, une ambiance excellente dans la troupe, et moi une grosse fierté d'avoir pu organiser et participer à tout ça...

Posté par Nibordesbois à 10:23 - Théâtre - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1