le torchon brûle entre journaleux et politicard, et ce sont les journaleux qui se frottent les mains, et les citoyens qui trinquent.

Pierre Carles a encore mis les pieds dans le plat, et semble s'essuyer la semelle sur la nappe. Tant mieux. J'ai hâte d'aller découvrir ses nouveaux méfaits documentaires dans la salle noire la plus proche de chez moi... FIN DE CONCESSION Sortie le 26 octobre 2010

Mais déjà des extraits "souillent" le ronron médiatique, obligeant certains politiques à penser tout haut ce qu'ils disent tout bas sur nos chers médias.
Certains journalistes ne seraient pas impartiaux ??? Ou alors seraient tendres avec les forts et rudes avec les "faibles" ??? Dire cela revient à enfoncer des portes ouvertes, mais l'art de certains médias est de nous faire croire que ces portes n'existent pas !

Mélanchon (dont je ne suis pas un partisan, loin de là) est aujourd'hui accusé d'être en guerre contre les journalistes qui font bien leur travail étant donné que personne ne dit jamais le contraire, certains on même dit 'croisade'... ah! le bonheur d'utiliser des termes incompatibles avec le thème, mais tellement ronflants et sympathiques, pourquoi ne pas parler de fatwa ?, ça donnerait un côté plus terroriste à Mélanchon, et aurait le bon goût d'amalgamer en 3D...

Donc, le politique (élu et représentant de citoyens) n'a pas le droit de juger un journaliste (enfin le terme n'est pas correct non plus, vu qu'on parle du présentateur d'un JT). Soit, on ne doit pas critiquer une personne qui, dans son cadre professionnel et devant des millions de citoyens, en utilisant une position de force (la personne que l'on écoute tous les soirs, bien coiffé, bien habillé, face à un ouvrier), se permet de traiter une autre personne de voyou, ou d'utiliser des méthodes de voyou... Le mec qui touche en un mois ce que l'autre ne touchera pas en deux ans a donc le droit de salir la personne qui tente de garder un travail, de défendre ses droits, ses amis, son travail... Mouais... y a pas une odeur étrange là ???

Lorsque les journalistes critiquent les politiques : ils sont dans leurs bons droits. ils font leurs jobs... Mais leur job est aussi d'expliquer une situation, d'essayer de la comprendre pour mieux l'apporter aux auditeurs-citoyens-qui-ont-droit-de-vote-et-qui-vont-se-fabrique-leur-opinion-en-écoutant-les-informations.

Exemple simple : hier, 11h. radio RMC, la représentante FSU est invitée. La tonalité des questions des deux "journalistes" : mais vous êtes fous les syndicats, à cause de vous le pays va repartir dans la crise et tout est votre faute... podcaster leur 'show' et vous verrez que je ne caricature même pas... Donc si des entreprises ferment par souci de rentabilité, si le chômage se répand toujours, si les séniors espèrent une émission avec drucker et B Chirac pour avoir des aides pour leurs maisons de retraite, si les jeunes désespèrent totalement quant à leur avenir, si les politiques sont autant soupsonnés de taper dans la caisse alors que le citoyen lambda peut avoir de tôle ferme au premier petit délit, TOUT est la faute d'un syndicat d'enseignant ???

A quel moment les journalistes ont fait leur travail pendant leur entretien ??? ont-ils brosser le portrait de la situation du travail de l'enseignant aujourd'hui ? Ont-ils expliqué que pour devenir prof désormais, ils faut faire plus d'études (bac + 5) sans rémunération et travailler plus longtemps ?... si on entre dans le monde du travail 2 ans plus tard, on a toutes les chances de devoir attendre 67 ans pour toucher une retraite correcte, non ?

Sur la rémunération des néo-enseignant et leur formation, petit aparté : l'année après le concours était rémunérée, ce qui correspond à la 4e Année après le bac), et le jeune prof attaque son métier sans véritable qualification pédagogique (ah..; le bonheur de voir débarquer dans des écoles des jeunes qui n'ont JAMAIS travaillé avec des ados, qui ne connaissent ni le profil, ni le niveau de leurs futurs élèves, et qui doivent du jour au lendemain faire le même travail que le prof qui a 15 ans de carrière, comme si on demandait pour devenir garagiste de devoir être spécialiste dans leur domaine (ingénieur est donc un minimum) sans prendre le temps de regarder comment démarre une voiture ou comment se change une roue...

Revenons à nos journalistes... A croire que leur but était de se payer un syndicaliste qui va les empêcher de mettre leurs bébés à la crêche, de déposer leurs autres larbins à l'école, et donc qui va leur coûter cher pour s'occuper de leurs progénitures, alors que les fainéants de profs iront faire une sortie au soleil. Là encore, je n'exagère pas, c'est clairement suggéré dans l'émission !

C'est vrai, les grèves coutent chers au pays..; mais elle coute aussi aux salariés qui perdent une journée de travail... 100 à 200 euros pour un journaliste, ça ne représente rien... mais pour un salarié qui touche 1150 à 1700 euros par mois, c'est énorme !

Voilà l'un des soucis de nos journaleux, ils ne connaissent plus le monde qui les entoure, comment peuvent-ils alors l'expliquer, ou questionner ceux qui y vivent ???

Ils ne cherchent pas à COMPRENDRE POUR EXPLIQUER, mais à créer le BUZZ... Ils créent le clash, tentant de séparer la population afin d'avoir des gens pas d'accord au téléphone (ah, le classique des privilégiés du public face aux pauvres du privé, en oubliant de dire que quand le public défile et crie, il se prononce aussi aux noms de ceux du privé qui ne peuvent pas si facilement quitter un lieu de travail où tu marches où tu vas à pôle emploi)
Quel dommage qu'ils se fourvoient autant dans une société où celui qui existe est celui qui vend le plus !

Il va de soit que je parle d'une catégorie de journalistes, et non de tous les journalistes, et j'ai un profond respect pour ceux qui continuent de faire leur travail alors que tout autour d'eux les invite à ne faire que du wikipédia. Messieurs et mesdames les VRAIS journalistes, vous êtes des résistants !